Rapport de monitoring du mois de Juillet 2018

RAPPORT DE MONITORING DU MOIS DE JUILLET 2018

 

Introduction

 

Le présent rapport concerne les incidents sécuritaires du mois de juillet 2018 que le Grash a relevés au jour le jour tout le mois durant. La collecte des faits s’est faite essentiellement grâce aux points focaux du Grash et des informations traitées par les médias burkinabè.

Situation sécuritaire globale

Au regard des faits enregistrés, la situation sécuritaire reste inquiétante surtout dans les zones de la région du Sahel et de celle de l’Est. Les faits observés montrent une recrudescence de la violence dans la région de l’Est où il y a eu plus de cas d’insécurité dans ce mois de juillet.

Les faits enregistrés portent sur des attaques armées en majorité, des assassinats d’individus, des enlèvements de personne physique et des biens matériels. Quatre (4) attaques armées toutes dans la région de l’Est : le poste forestier de Arly dans la nuit du 1er au 2 ; la brigade de gendarmerie de Matiakoali dans la nuit du 23 au 24 ; le village de Kpendima la nuit du 24 et le campement de chasse et le poste forestier de Tanwalbougou. Elles causent la mort de 2 personnes et des blessés dont un gendarme. Trois (3) assassinats d’individu causant 4 morts sont tous relevés dans le Sahel les nuits du 3, du 4, et du 17. Un fait plus touchant, c’est l’enlèvement d’une femme infirmière dans la commune Koutougou la nuit du 29 juillet. Parmi les victimes de ces incidents sécuritaires on note la mort un assistant des douanes, le 4 juillet. Dans tous les cas enregistrés, les assaillants ne sont pas identifiés.

Aussi, il y a eu dans le Passoré le 1er du mois un cas de conflit communautaire dû au problème foncier qui l’on sait constitue une cause séculaire de la violence entre les populations. Au-delà des faits provoqués directement par les individus, des faits occasionnés par les victimes elles-mêmes sont mentionnés comme l’éboulement du site d’orpaillage la nuit du 28 toujours dans le Passoré entrainant 2 morts et 8 blessés.

Ces faits, dans leur ensemble, remettent en cause principalement les droits à la vie, à la sureté de la personne physique, à la propriété et à la libre circulation des personnes.

Evolutions/enseignements

Dans le rapport de juin le Grash indiquait le déportement de la violence dans la région de l’Est. Le monitoring de ce mois de juillet corrobore effectivement la recrudescence de la violence dans cette région qui a vécu toutes les attaques armées organisées. Cela montre une fois de plus la pertinence du monitoring en terme de prévision.

En tout état de cause, on constate la bravoure des FDS dans la contrattaque des assaillants. Aucune perte de vie dans la zone de l’Est au sein des FDS. Cela montre que les FDS sont en train de gagner en expérience dans cette guerre asymétrique. Malgré tout, le phénomène de l’insécurité tel ; difficile de cautionner des progrès tangibles au regard de ces attaques assassinats et des enlèvements des agents du service de l’Etat. Toutes les forces de la nation doivent redoubler encore plus d’effort dans cette lutte.

Recommandations

L’analyse de ces faits permet de formuler les recommandations suivantes

A l’endroit des autorités:

  • Renforcer le dispositif, les actions et stratégies sécuritaires dans la partie Est du Burkina ;
  • Renforcer l’activité de la police de proximité ;
  • Maximiser l’opération de ratissage dans la zone de l’Est ;
  • Améliorer et renforcer le système de renseignement ;
  • Sensibiliser les orpailleurs de marquer une trêve pour la saison des pluies ; prendre des mesures à cet effet ;
  • Sécuriser les sites d’orpaillage.

A l’endroit des populations civiles:

  • Intensifier la collaboration avec les forces de défense et de sécurité ;
  • Dénoncer tous les individus et cas suspects aux forces de défense et de sécurité.

 

extrémisme violent, terrorisme, radicalisation, attaques terroristes

 

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